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 Mythologie slave

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FilledelaTerre
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Localisation : Haute-Savoie
Date d'inscription : 16/03/2007

MessageSujet: Mythologie slave   Mer 3 Sep - 21:50

Mythologie slave








La mythologie slave





Nous retrouvons dans la cosmogonie primitive des Slaves les
manifestations communes à tous les peuples d'origine indo-européenne :
la vénération du soleil, du feu, l'eau, l'air avec le culte central à
"Notre Terre humide", le culte des ancêtres mu par le désir inné des
hommes d'honorer ceux qui nous ont précédé et donné la Vie.


Les slaves croient en l'existence d'un monde intermédiaire entre les
forces célestes et les hommes, peuplé des génies qui habitent tout ce
qui vit.




La divinisation des phénomènes naturels


L'astre solaire et ses différents visages : Le soleil a été à
l'origine des principales fêtes du paganisme slave. Son parcours annuel
était considéré comme une illustration cosmique de la destinée
humaine : naissance, vie, mort et résurrection.


Certains contes serbes parlent d'un soleil assis sur un trône
pourpre, entouré de deux jeunes filles, l'aube et le crépuscule, de
sept juges, les planètes, de sept messagers, les comètes, et qui
régnerait sur douze royaumes, les douze signes du zodiaque.


Suivant son intensité, selon les régions et sa position dans le ciel, ses fonctions et son nom varient.


Voici ses principales appellations à travers le monde slave :


Khors (nom d'origine perse) désigne le corps céleste lumineux et
représente le Bien par opposition au Mal. Plus tard, le tsar et les
princes seront assimilés au soleil.


Svarog est le soleil resplendissant et créateur, dieu de lumière
qui, selon les différentes tribus slaves et les régions, reçoit
également le nom de Dajbog, dieu qui fertilise les champs, ou
Svarojtich qui représente le feu terrestre, dieu protecteur des
forgerons, ou encore Svantovit, dieu guerrier, souverain des Slaves de
la Baltique.








Koupalo dont le souvenir persiste dans le folklore slave jusqu'au
début du XXème siècle représente le dieu soleil au crépuscule lorsque
celui-ci disparaît dans les eaux matricielles pour renaître (koupat'sya
signifie se baigner en russe). Après la christianisation, on le
célébrait le jour de la Saint-Jean-Baptiste.


Yarilo (ou Yarovit chez les Slaves de l'Ouest) est le nom de la
divinité du soleil de printemps, moment de l'éveil des forces de
procréation. C'est une divinité virile, symbole de fertilité et d'amour.


L'eau : les Slaves vénéraient l'eau sous toutes ses formes, sources,
cascades, rivières, lacs... On a pu identifier d'anciens lieux de
pélerinages où l'on vénérait des sources, considérées comme
miraculeuses dans les temps anciens.


La terre : était considérée comme la mère nourricière et féconde et
était l'objet d'un grand respect. L'ancien droit russe en témoigne :
"On ne doit pas battre la terre, ni cracher sur le sol, ni mentir au
risque d'être englouti par la terre". La cosmogonie ukrainienne parle
de la terre comme d'une galette supportée par trois poissons dont les
sauts provoquaient les tremblements de terre.


Les panthéons slaves


L'étendue du monde slave a donné lieu a plusieurs panthéons suivant les régions et la proximité d'autres cultures.


Une distinction s'impose donc entre les dieux du cycle de la
Baltique, dans la région située au nord, le long de la Baltique, entre
l'Elbe et l'Oder; et les dieux du cycle russe, de Novgorod au Nord (où
l'influence scandinave est forte) à Kiev au Sud-Ouest; enfin un
panthéon commun à tout le monde slave.


Le panthéon balte est caractérisé par une mythologie riche et déjà
structurée, connue dès le VIe siècle, avec une hiérarchie de prêtres,
des rites précis et des lieux de pélerinages.


Svarojitch était l'objet d'un culte dans la ville de Rethra.


Svantovit (vit signifiant seigneur), dieu du soleil et de la guerre,
représenté avec quatre têtes, était honoré à Arkona, dans une île de la
Baltique à Rügen.


Triglav était représenté, comme son nom l'indique, avec trois têtes
car on disait qu'il rêgnait sur trois mondes : le ciel, la terre et les
enfers.


Les dieux du cycle russe : Le tout premier empire russe s'étendait
au Xe siècle de Novgorod à Kiev et eut à subir de nombreuses incursions
scandinaves dont le panthéon présentait de grandes similitudes. En 980,
le prince de Kiev, Vladimir, à la veille de la conversion au
christianisme, décida de restaurer le vieux paganisme slave. Il décida
alors l'érection de six statues des principaux dieux russes.


On y retrouve Khors et Dajbog, deux divinités solaires que nous avons déjà évoquées ainsi que :


Simargl : l'oiseau chien, emprunté au bestiaire perse, reliait la
terre au ciel par la faculté qu'il avait de voler. Il était considéré
comme le protecteur des plantes. Appelé aussi "l'oiseau rayonnant", il
fut à l'origine du conte de "L'oiseau de feu" dont s'inspira Igor
Stravinsky en 1910 pour le ballet du même nom.


Mokoch, déesse de la fertilité, est la seule déesse du panthéon
slave. On la retrouve tout au long de l'Histoire russe et elle
deviendra la protectrice des travaux domestiques, du tissage, du filage.


Volos est le dieu des troupeaux et des bergers. Son nom se retrouve
au bas des traités de paix ou de commerce. Par extension, il est devenu
le dieu de la richesse et du commerce. Certaines de ses fonctions, au
fil des âges, le font comparer à Apollon en tant que dieu bon et
artiste.


Deux autres dieux, Peroun et Stribog, sont communs à tout le monde
mythologique slave. Peroun remplacera peu à peu Rod, l'ancien dieu des
laboureurs, divinité universelle du ciel, de la foudre et de la pluie,
souffle de vie et créateur du monde. On retrouve son nom dans les mots
nature (priroda), famille (rod), le fait d'engendrer (rodit), peuple
(narod).


Peroun, représenté avec une tête d'argent et des moustaches d'or,
présente les mêmes caractéristiques que le dieu scandinave Thor. On
peut également l'assimiler à Zeus/Jupiter par certaines de ses
fonctions.


C'est un dieu guerrier, personnifiant le ciel d'orage, la foudre, le
tonnerre et la pluie. Son nom se retrouve dans le folklore jusqu'au
XIVe siècle : il se montre au printemps accompagné du tonnerre et des
éclairs pour fertiliser la terre grâce aux pluies et chasser les nuages
pour faire briller le soleil.


Stribog, dieu des vents "âpres et sifflants", fut après la
chritianisation assimilé au souffle du Saint-Esprit. Les paysans slaves
disent encore aujourd'hui : "Si le vent est calme, c'est que Stribog
joue de la flûte".


Par similitude de nom ou de fonctions certains dieux païens ont été
spontanément assimilés par la chrétienté. Ainsi, le dieu Péroun devient
Saint-Elie, tous deux évocateurs de la foudre. Les paysans serbes et
bulgares disent en entendant l'orage : "C'est Saint-Elie qui se déplace
dans le ciel sur son char de feu". Saint-Elie est désigné comme celui
qui tonne ou le "cocher céleste".


Volos est identifié à Saint-Blaise (Vlasii, en russe). Saint-Blaise
est le patron des troupeaux et son icône était accrochée dans les
étables lors des épidémies. Prier Saint-Blaise garantit une belle
toison aux troupeaux.


Sainte Parascève reçut les mêmes fonctions que celles de la déesse
Mokoch : protection des travaux domestiques, filage, tissage. On dit
que les paysannes russes apportaient leurs ouvrages à Sainte-Parascève
afin qu'elle les bénisse.


Saint-Jean Baptiste évoque l'antique Koupalo, dieu solaire se
baignant dans l'eau pour renaître purifié. La fête de la Saint-Jean
coïncide avec le jour de la célébration du dieu païen.


Entre les dieux et les hommes, les génies


La sensibilité slave considère que tout ce qui existe, les forêts,
les rivières, les champs, les maisons sont habités par des génies
bienveillants ou menaçants.





Au travers des contes, des chroniques, on a pu identifier : le génie
de la maison, le domovoï, comparable aux dieux lares de l'Antiquité,
esprit protecteur de la famille et du lieu. généralement bienveillant,
il pouvait aussi se montrer irascible. Il convenait alors de l'amadouer
par des offrandes (par exemple un morceau de pain et du sel, pratique
connue en Europe même de nos jours).


Le démon des forêts, "le sylvain" qui fait peur, ricane, se moque,
frappe dans ses mains et joue des tours, peut prendre différentes
formes pour effrayer celui qui s'égare dans la forêt.


Son opposé, le "pechii", protège les forêts et les animaux qui s'y réfugient.


Les esprits des eaux prennent la forme de belles jeunes filles
vivant dans des palais de cristal et se révèlent parfois hostiles aux
hommes.


Le culte des animaux était très répandu puisque certaines tribus slaves portaient le nom d'un animal.


On honorait le serpent qui, comme dans d'autres cultures anciennes,
était à la fois symbole de mort et de résurrection. Le serpent
représentait également l'esprit des ancêtres lové sous le seuil de la
maison familiale.


Les Slaves considéraient le cheval comme un animal sacré. Son culte
se retrouve dans tout le monde slave et était lié aux rites guerriers
et de divination.


Le loup, en particulier le loup gris, fascinait les peuplades
slaves, comme en témoignent de nombreux contes anciens. On lui prêtait
la faculté de se métamorphoser selon les circonstances et il jouait
ainsi un rôle d'initiateur.


Culte aux ancêtres et rites funéraires


Comme nous l'avons déjà évoqué, le culte aux ancêtres constituait l'un des fondements des croyances slaves.


Les Slaves incinéraient leurs morts dans un but de purification. le
défunt était conduit au bûcher sur un traîneau (ce rite s'est poursuivi
après la christianisation). On retrouve une similitude avec la
civilisation égyptienne dans le fait de placer le mort sur une barque
qui devait lui permettre de gagner "l'autre rive", le monde des morts.


Les Slaves différenciaient les défunts de mort naturelle des défunts
de mort violente. La mort naturelle conférait aux disparus le statuts
de "dieux lares", comme dans la Rome antique et ils étaient honorés au
mois de novembre de chaque année (!). En revanche, les Slaves
craignaient les défunts de mort violente car ils pensaient que ceux-ci
se transformaient en vampires ou en sorciers. On retrouve ainsi dans
des cimetières polonais des cranes percés de clous. Les Slaves
voulaient ainsi les empêcher de nuire aux vivants.


Il semble que l'antique vénération de la Nature ait survécu de façon
particulièrement marquée chez les slaves pour aboutir à un
"christianisme cosmique" dont témoigne la prière d'une paysanne russe
du début de ce siècle.


A toi mes pleurs, terre humide ma mère


Terre humide qui me nourris, m'abreuves,


Moi vilaine pécheresse insensée !


Car mes jambes en marchant t'ont foulé...


Je t'ai déchiré la poitrine


Avec le soc aigu, tranchant...


Mère nourricière, pardonne


Au nom du Christ notre sauveur,


De la Sainte Mère de Dieu,


De Blaise notre intercesseur


Et du sage prophète Elie


Et de Georges le chevalier.



(Source: Catherine Lauranti)






peintre A.Klimenko



Svarog


Dieu du feu céleste et des forgerons, fils de Rod, époux de Makoche,
père de Dajbog, Sémargl, Péroun, Svarojitch et Stribog. Selon certaines
légendes, Svarog est le créateur de la Terre à la différence de Rod -
le créateur de l'Univers. C'est lui qui a jeté sur la terre une pince
de forgeron, et depuis, les gens ont appris à travailler le fer et le
cuivre.


Avec ses rayons-flèches, Svarog cassait la couverture céleste,
ouvrait le ciel, et de là envoyait aux gens le feu. Parfois il était
représenté comme un cavalier à quatre têtes, la corne d'abondance dans
la main; parfois comme un jeune et solide forgeron. C'est aussi le dieu
qui a instauré la monogamie chez les Slaves. Il était considéré comme
dieu de l'abondance, les gens lui adressaient leurs prières pour une
bonne récolte. L'époque du solstice d'hiver, passage vers l'été et le
soleil, s'appelle Sviatki. En l'honneur de Svarog il existait plusieurs
fêtes. La fête principale avait lieu tous les ans après les moissons:
les foules apportaient dans le temple de Svarog les fruits de leurs
récoltes. Le premier jour le prêtre inspectait la corne que Svarog
tenait dans sa main: si la corne était pleine de vin, la récolte de
l'année suivante serait bonne. Ensuite le prêtre jetait l'ancien vin,
versait le nouveau dans la corne et en proposait à l'idole, mais comme
celui-ci n'en buvait jamais, c'est le prêtre qui vidait la corne, la
remplissait de nouveau et la remettait dans la main de Svarog. Le jour
suivant, une grande procession apportait au dieu un pirog géant, et si
le prêtre arrivait à se cacher derrière ce pirog, on pouvait être sûr
que Svarog serait satisfait de cette offrande. On lui apportait
également du poisson, de la viande, du pain, de la bière, du vin, du
lait, des oeufs. La cérémonie se terminait par un grand festin avec une
abondante consommation de vin; ceux qui ne voulaient pas en boire
étaient mal vus. Le prêtre qui servait Svarog était une personne très
estimée, et personne n'osait toucher un seul poil des chevaux blancs
gardés dans le temple de Svarog.





source: russievirtuelle.com
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FilledelaTerre
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MessageSujet: Re: Mythologie slave   Mer 3 Sep - 21:54

la terre, l'eau, l'air le soleil était respecté , on retrouve cela dans plusieurs culture ..

Citation :
La mort naturelle conférait aux disparus le statuts
de "dieux lares", comme dans la Rome antique et ils étaient honorés au
mois de novembre de chaque année (!). En revanche, les Slaves
craignaient les défunts de mort violente car ils pensaient que ceux-ci
se transformaient en vampires ou en sorciers

Cela n'était pas idiot !
car une mort naturelle et acceptée , l'ame doit monter dans la lumière

tandis qu'une mort violente , accidentelle, l'ame peut hérrer
et posseder un lieu , une habitation...
perdue entre deux mondes , elle ne peut monter...
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odin

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MessageSujet: Re: Mythologie slave   Mer 3 Sep - 23:32

simplement Merci pour de ce partage partage!

:smi fleur:

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MessageSujet: Re: Mythologie slave   Jeu 4 Sep - 17:37

:merci3: sylvie

je me suis souvent posée la question à propos des morts violentes, et suis d'accord avec toi, avec tout ce que j'ai lu, qu'une mort violente, peut empêcher l'âme de monter

seulement on dit souvent aussi, que le moment de la mort est choisie, alors je me pose la question, ces personnes ont-elles choisies aussi cette errance, dans leur fin de parcours terrestre???

qu'en pensez-vous???

_________________
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MessageSujet: Re: Mythologie slave   

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