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 Mère Cosmique

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Luna
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Localisation : Auvergne
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MessageSujet: Mère Cosmique   Lun 30 Avr - 14:39

Voici un superbe poème, écrit en 1947 par le suédois Erik Lindegren, qu’il est intéressant d’analyser dans sa symbolique propre à l’occulte en général et au nordisme en particulier. Je ne prends délibérément que cet aspect, et non celui de l’état d’âme de son créateur lorsqu’il l’a rédigé (que je ne connais pas personnellement), car toute poésie ou prose authentique puise largement dans l’intuition et l’inspiration venant des sphères subtiles. Leur langage est codé, parsemé de symboles et d’analogies qui apporte maints éclaircissements et enseignements lorsqu’on le décrypte.
Ceci est donc une interprétation non exhaustive, terrain fertile permettant une recherche, voire une méditation plus approfondie.

Mère Cosmique

: 1 : Sois en moi le souffle de tes voies lactées vers
: 2 : Sois en moi celle qui déjà tu es et à toujours été vers
: 3 : Une rêve au-delà des montagnes du rêve au-delà du secret vers
: 4 : Quelque chose de plus réel que la réalité vers
: 5 : Quelque chose que je ne puis oublier ni me rappeler vers
: 6 : Quelque chose comme de noirs navires qui errent vers le phare vers
: 7 : Quelque chose comme nuages comme claires falaises vers
: 8 : Et falaises comme sombres nuages vers
: 9 : Quelque chose qui métamorphose un froid vers
: 10 : Incompréhensible en une incompréhensible chaleur vers
: 11 : Quelque chose qui était en moi et me métamorphose vers
:12 : Ô métamorphose-moi vers
: 13 : Fais de moi un hâvre pour le vaisseau de ton angoisse vers
: 14 : Attends-moi sous la terre vers
: 15 : Viens me trouver dans mon urne vers
: 16 : Ô métamorphose-moi et sois en moi vers
: 17 :Tout comme l’imperceptible je repose en toi vers
: 18 : En un rêve inconscient dans l’image stellaire de tes yeux. vers


Ce poème est une invocation à la Grande Mère, une prière débordant d’amour et de reconnaissance pour elle, de désir de fusion et d’abandon en son sein. Il est une superbe démonstration de la mystique nordique.

Dès le vers 1, le pratiquant (car c’est ce qu’incarne l’auteur dans ce poème) demande à la Mère d’être en lui « le souffle de ses voies lactées » : dans l’ancienne langue nordique, et donc dans la tradition qui s’y rattache, la Force Vitale de l’univers, source de toute vie, est appelée Önd, ce qui signifie « souffle ». Le pratiquant, en priant et en invoquant la Grande Mère s’ouvre à cette grande puissance, à ce « souffle de vie ». Ainsi s’ouvre sa conscience spirituelle.

La Mère Divine nourrit son enfant (le pratiquant) de son lait (le souffle). Le terme de « voies lactées » est à mettre en corrélation avec son lait nourricier, le Önd. Les voies lactées son immenses et prennent place dans l’univers entier, comme la Force Vitale omniprésente partout et en tout, au-delà de toutes limitations de temps et d’espace, ce que dit le vers 2.
Du vers 2 au vers 10, le pratiquant reconnaît non seulement l’omniprésence de la Mère mais aussi son immensité incernable car infinie. Elle est en tout et elle est tout, dans l’obscurité comme dans la lumière, elle est l’obscurité et la lumière : à la fois les sombres nuages et les claires falaises. Le Önd de la Mère souffle en lui, la Mère est en lui : les noirs navires sont ses difficultés et ses limitations aveuglantes qu’elle lui offre comme mille outils d’évolution, et elle l’illumine tel un phare promettant le salut et la chaleur de son étreinte divine, loin de la froideur de l’ignorance menant à cette incompréhension dont parle le poème aux vers 9 et 10. La Mère métamorphose le pratiquant en véritable initié. Par les multiples épreuves, elle transforme le plomb en or.

Au vers 13, le pratiquant attribue l’angoisse qu’il ressent comme étant celle de Mère : de cette manière, il intensifie son identification à elle, il lui demande encore plus ardemment de fusionner avec elle, car elle est toute chose, la paix comme l’angoisse, cette dualité humaine qui n’entache en rien sa nature d’infinitude et de plénitude.

La Urne, au vers 14, représente le Moi profond du pratiquant, la ou repose son Etre véritable, non soumis au corps de chair, autrement dit son « Âme ». Le fait d’être « sous terre » , au vers 15, symbolise entre autre également cela, car il touche au cœur de la Mère Nature (un aspect de la Mère Cosmique). « Sous terre » signifie encore qu’il est prêt à mourir à ce monde de matière, ce qui ne veut pas dire mourir physiquement, mais se détacher de l’emprise de son ego pour s’ouvrir à une autre réalité, celle de l’amour divin.

Dans les derniers vers, le pratiquant prend conscience de sa vraie nature d’Etre lumineux, non enchaîné à la matière et ses limitations, et par sa dévotion à la Grande Mère, il réalise son union avec elle : il connaît l’Extase, une illumination du cœur et de l’esprit.


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