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 j'ai vu ...Pierre rabhi ..

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FilledelaTerre
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MessageSujet: j'ai vu ...Pierre rabhi ..   Mar 23 Juin - 19:18

Je suis allée a un festival écolo ce we , ou j'ai eu le plaisir d'ecouter une conference de Pierre rabhi !
La fluidité , et justesse des mots de cet homme de 71ans m'a impressioné !

et l'étonnement de découvrir un etre autant dans l'Action concrete pour "changer le monde" et remettre l'Humain au centre , et autant dans cette conscience spirituelle , d'etre connecté a la terre et l'univers ...I love you I love you I love you

Merci a lui, d'etre qui il est !




Pierre Rabhi

Né dans une oasis du Sud algérien d'un père forgeron, Pierre Rabhi est
confié à un couple d'Européens dès son jeune âge. Il reçoit alors une
éducation française tout en préservant ses racines. Arrivé en France
dans les années 50, ouvrier dans une usine de la capitale, Pierre remet
en cause les valeurs de productivisme et de compétition de la modernité
et décide de s'installer à la campagne avec sa famille sur une ferme
ardéchoise. Après s'être heurté aux pratiques désastreuses de
l'agriculture intensive, il se tourne vers des méthodes respectueuses
de la nature. Fort de cette réussite, c'est en 1981, au Burkina Faso,
qu'il commencera à transmettre son amour de la terre et son
savoir-faire agroécologique...
Transmission
qu'il n'a cessé de poursuivre aux quatre coins du monde, cherchant à
fertiliser les sols désertifiés, à redonner leur autonomie alimentaire
aux plus démunis, à promouvoir une réconciliation entre les Hommes et
la Terre-Mère et à inaugurer une nouvelle éthique de vie vers une
"sobriété heureuse"...





Auteur et conférencier, Pierre Rabhi est à la fois paysan, l'un des
pionniers de l'agriculture écologique en France, et philosophe. L'un de
ses derniers ouvrages Graines de Possibles est co-signé avec Nicolas
Hulot (Ed. Calmann Levy).

Après avoir initié l'association Terre & Humanisme (anciennement
Les Amis de Pierre Rabhi), le mouvement des Oasis en Tous Lieux, le
centre de séjour en agroécologie Les Amanins, il lance récemment le
Mouvement pour la terre et l'humanisme, une fédération des consciences
pour un nouveau projet de société replaçant l'humain et la nature au
coeur de nos préoccupations.


Pour lire la biographie de Pierre Rabhi, cliquez ici.


Pour consulter la bibliographie de Pierre Rabhi, cliquez ici .


Pour en savoir plus sur "Colibris-Mouvement pour la terre et l'humanisme", cliquez ici.


VISITEZ LE BLOG DE PIERRE RABHI : http://www.pierrerabhi.org/blog/index.php


Pour tout renseignement, demande de rencontre ou de conférence avec Pierre Rabhi, merci de contacter 'Colibris- Mouvement pour la Terre et l'humanisme". Tel : 01 42 15 50 17 ou leur site : www.colibris-lemouvement.org







Pierre Rabhi
envoyé par les_amanins. -





















Dernière édition par FilledelaTerre le Mar 23 Juin - 19:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: j'ai vu ...Pierre rabhi ..   Mar 23 Juin - 19:21








« Le Paysan |
Bienvenue sur mon Blog! »



L'Autonomie... Le temps de l’insécurité créative est venu.




Par Pierre Rabhi le vendredi 08 février 2008, 09:18 - Lien permanent



L’écologie une grande leçon d’autonomie


Le terme « autonomie » suggère une organisation, une situation
fondée sur la non dépendance. Celle ci nécessite une détermination, une
volonté et des actes pour lui donner réalité. Elle concerne aussi bien
un individu, qu’un groupe d’individus ; elle a trait également à un
état intérieur, à la subjectivité humaine.


Le
terme « autonomie » suggère une organisation, une situation fondée sur
la non dépendance. Celle ci nécessite une détermination, une volonté et
des actes pour lui donner réalité. Elle concerne aussi bien un
individu, qu’un groupe d’individus ; elle a trait également à un état
intérieur, à la subjectivité humaine.
L’autonomie s’applique à des domaines très divers comme le territoire,
la nation, la politique, l’économie... Traitée d’une façon exhaustive,
cette question nous entraînerait trop loin.
Pour éviter toute confusion, nous nous bornerons par conséquent à
quelques considérations en rapport avec notre engagement pour la Terre
et l’Humanisme. D’une façon générale, l’autonomie s’inscrit dans un
contexte qui lui donne sa raison d’être, qui la détermine : on est
autonome à l’égard de quelque chose..
L’écologie bien comprise est, par excellence, une grande leçon
d’autonomie. Elle est fondée sur l’interdépendance des règnes et des
espèces. Chaque espèce garde sa spécificité propre mais ne peut
survivre sans relation avec les autres espèces. La rupture de cette
relation génère la sclérose, une dévitalisation qui, faute de la
circulation des énergies vitales, peut aller jusqu’à la mort.
Ainsi, paradoxalement, l’interdépendance des espèces a pour finalité et
résultat l’autonomie de la totalité d’un écosystème. En préconisant,
par exemple, la fertilisation de la terre par de la matière organique,
issue des déchets végétaux et animaux habituellement gratuits et
transformée en humus, l’agroécologie que nous essayons de propager le
plus largement possible respecte le cycle des échanges entre la terre,
le végétal, l’animal et l’humain, avec bien sûr tous les éléments et
conformément aux règles établies par la vie depuis les origines.
L’agroécologie concilie ainsi la nécessité de s’alimenter avec
l’indispensable intégrité et pérennité de la dynamique du vivant. Elle
est donc facteur d’autonomie.
A contrario, l’usage des engrais chimiques, des pesticides de synthèse
coûteux à produire (il faut environ trois tonnes de pétrole pour la
production d’une tonne d’engrais), est facteur de dépendance ; par leur
constitution, ces produits détruisent la dynamique en question.
Car cela introduit dans le cycle comme des « corps étrangers » que le
métabolisme du sol ne peut ni générer, ni recycler. Le principe
élémentaire biologique s’applique à tous les domaines de la vie. La
planète Terre est dans sa totalité régie par cette intelligence. Bien
qu’elle fût à l’origine peuplée par des créatures innombrables, cela ne
s’est jamais traduit sur la biosphère par l’épuisement des ressources.
La sphère terrestre dépend bien entendu des énergies cosmiques directes
et indirectes - soleil, énergies subtiles -, et probablement de cette
mécanique céleste qui nous fascine tant. L’espace écologique est par
conséquent infini et notre planète exalte en quelque sorte cette
intelligence qui, avec la diversité, la complexité illimitée, crée de
la vie et de l’autonomie dans la pérennité et la continuité. C’est une
des raisons pour lesquelles la planète terre est un miracle et un
prodige inégalable de l’intelligence de la vie. Il y a là un phénomène
grandiose digne de toute notre admiration.
L’autonomie de la planète se fonde également sur le non gaspillage. La
nature n’a pas de poubelle parce qu’elle ne crée pas de déchets. Cette
loi est exprimée par le fameux « rien ne se crée, rien ne se perd, tout
se transforme ». Cette logique inspire la réflexion de l’écologie
d’aujourd’hui pour le durable et le reproductible.
Cependant, on a tendance à confondre l’autonomie et l’autarcie. On peut
définir cette dernière comme un système clos qui prétend suffire à tous
ses besoins sans échange avec l’extérieur. Et cela va à l’encontre de
l’autonomie telle que la nature nous en donne le principe. Il s’agit
donc d’une enclave dans un ordre global, du rejet de tout le contexte
dans laquelle elle s’inscrit. Cette option contre nature devient trop
souvent le terreau du sectarisme avec le repliement sur une idéologie
ou un principe métaphysique qui ne souffre aucun échange ni aucune
remise en cause. Les extrémismes ne sont rien d’autre qu’une conviction
pathologique de détenir la seule vérité qui soit. Biologiquement,
l’autarcie poussée à l’extrême est facteur de dégénérescence. Les
anthropologues ont parfois découvert des communautés humaines dites
« isolats » qui, faute d’échange avec les populations extérieures,
cumulaient les tares par consanguinité et avec un appauvrissement
génétique chronique s’acheminaient vers l’extinction. Que ce soit dans
l’espace psychique ou physique, il semble que tout confinement va à
l’encontre de la dynamique de la vie. Toujours en référence à notre
pratique agroécologique, nous faisons une grande distinction entre
l’aérobie et l’anaérobie. Un compost aéré donne une matière humique,
fermentée et bénéfique ; un compost confiné donne une matière putride
et toxique. Les deux principes contraires, autonomie et autarcie, que
nous avons essayé d’élucider, devraient nous éclairer pour construire
un futur autonome qui s‘avère indispensable pour la survie de notre
espèce.
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MessageSujet: Re: j'ai vu ...Pierre rabhi ..   Mar 23 Juin - 19:22

Le hiatus du « pétrolitique »


Cependant, cette nécessité d’autonomie sera mise en échec si nous ne
prenons pas en compte, pour nous en affranchir, certains mythes
fondateurs de la modernité particulièrement destructeurs d’autonomie.
Depuis la révolution industrielle nous avons affaire, pour le meilleur
et le pire, à un modèle dominant hégémonique à l’échelle planétaire. Ce
modèle, nous le constatons clairement aujourd’hui, repose sur l’option
la plus absurde, dépendante et dispendieuse que l’humanité ait imaginé.
Cela a donné une civilisation technico-scientifique productiviste et
marchande, dont la survie dépend essentiellement d’une matière
combustible nauséabonde exhumée des entrailles de la terre, où elle
sommeillait depuis des millénaires. Compte tenu de la gigantesque
chaotisation qu’elle a provoquée dans l’histoire de l’humanité et de la
nature, nous aurions été plus avisés de la laisser où elle était. Car
elle est responsable d’un hiatus gigantesque dans le processus de la
vie. Avec la thermodynamique, nous sommes entre Prométhée et Vulcain
dans la civilisation de la combustion énergique à des fins
d’efficacité, de vitesse... La voiture comme l’un des symboles du
miracle de la rationalité industrielle chargée de phantasmes - évasion,
liberté, emblème social -, est justement l’une des inventions faite du
cumul de critères irrationnels.
Une analyse objective nous permet de constater que nous avons affaire
avec la voiture à un outil qui pèse en moyenne une tonne et demie pour
déplacer des individus de plus ou moins 80 kilos. 80% du combustible
destiné à le faire se mouvoir servent à produire de la chaleur et à
permettre aux usagers de se gazer mutuellement et d’intoxiquer
l’atmosphère.
Cet outil a inspiré un mode d’organisation de l’espace de vie basé sur
la dispersion avec un habitat éloigné des lieux de travail, de
commerce, d’éducation... qui ne peut plus fonctionner sans lui.
Il pèse lourdement sur le budget des ménages, tout en étant un bien
fondant, perdant de la valeur même sans utilisation. Il faut ajouter
également tout ce que nécessite sa fabrication et l’orgie
d’infrastructures pour son fonctionnement. A l’instar de bien des
outils censés nous servir, la voiture nous asservit en réalité et
détruit l’autonomie qu’elle était censée nous donner.
En revanche, la bicyclette s’avère comme une invention favorable à
l’économie car elle peut porter cinq à six fois son propre poids et ne
requiert que de l’énergie métabolique reproductible et gratuite. Il en
va de même de la traction animale. Ces considérations somme toute assez
banales, mettent en évidence un malentendu concernant le progrès, sans
cesse invoqué comme alibi, pour agir avec compétence mais sans
discernement ni intelligence.
D’une façon plus générale, on peut estimer que l’ordre originel
instauré sur notre planète par l’intelligence de la vie a été remis en
cause par l’ordre établi par l’espèce humaine. Sur une planète une et
indivisible nous avons appliqué le principe de fragmentation, de
rivalité, de compétitivité, et de dissipation. Toute l’organisation
planétaire est fondée sur l’antagonisme de l’humain contre l’humain et
de l’humain contre la nature. Les relations internationales,
l’interdépendance des nations, loin d’être solidaires, sont
phagocytaires, une opportunité pour le plus fort de s’enrichir et de
survivre par la spoliation et l’appauvrissement de l’autre. Nous
rappelons assez souvent, pour dissiper des idées reçues bien enkystées
dans les esprits, que le continent africain vaste comme presque dix
fois la superficie de l’Inde, est immensément riche et, avec ses 800
millions d’individus, sous peuplé. A ces deux facteurs positifs, il
faut ajouter une population à 60% de moins de 25 ans. Ce sont au
contraire les pénuries, les famines, les pillages, les misères de
toutes natures sur fond de corruption chronique qui ravagent un
continent qui dispose de tous les atouts pour être souverainement
autonome. On peut d’ailleurs transposer ces constats à toute la
planète, au sein de laquelle abondance et insuffisance cohabitent et
où, en dépit de nos performances, la nourriture, l’eau potable, les
soins manquent à un nombre toujours grandissant de nos semblables. Pire
encore, le monde moderne a fait une hécatombe au Nord comme au Sud des
autonomies vernaculaires et séculaires.
A présent, selon la formule de Majid Ramena, « la misère détruit la
pauvreté ». Au coeur de ces constats à l’échelle macrocosmique, chaque
citoyen civilisé censé être du bon côté de la barrière, peut faire le
constat objectif de sa propre dépendance au sein de l’abondance.
Se nourrir, s’abreuver, se vêtir, s’abriter, se soigner, se divertir,
tout est subordonné à la sollicitude d’un système dont la survie dépend
de la production massive de dépendance et pour lequel toute autonomie
crée du manque à gagner et devient une menace. En effet, ce n’est pas
avec des protestations, des poings levés et des émeutes que l’on peut
réduire la tyrannie des puissances financières mais en s’organisant
d’une façon autonome pour ne pas en avoir besoin. En attendant, le
citoyen civilisé est toujours indexé sur une valeur monétaire seule
habilitée à lui donner le droit à l’existence. Sans argent, le citoyen
est oblitéré par un ordre qui a comme précepte la production et la
consommation. Au sein de cette pseudo économie ayant pour dogme
intangible la croissance économique sans limite stimulée par l’avidité
sans limite, les citoyens consommateurs sont réduits à d’insatiables
pousseurs de caddies. Les hommes politiques tentent d’une façon quasi
obsessionnelle d’élever la consommation au rang d’un acte civique. Nous
sommes face au dilemme du tonneau des Danaïdes. En dépit des richesses
que la machine économique produit, l’indigence ne cesse de s’étendre
masquée par les dispositifs « charitables » de l’Etat.
La prolifération sous toutes ses formes du secourisme social, louable
par son intention, a néanmoins l’inconvénient de dédouaner les états de
leur vraie responsabilité d’éradiquer la détresse au lieu de se
contenter de lui opposer des palliatifs et de l’intégrer dans
l’indolence des jours comme une norme sociale.
Dieu sait pourtant tout ce qui pourrait être réalisé dans la nation et
dans le monde par le transfert à l’urgence écologique et humaine des
moyens extravagants consacrés à l’industrie du meurtre et de la
destruction.
Avec la raréfaction de la matière combustible, tout le monde prend
aujourd’hui conscience de la fragilité de l’édifice bâti sous
l’inspiration d’une idéologie qui a confondu l’aptitude cérébrale ou
manuelle avec l’intelligence - à savoir la lucidité, la lumière –
intelligence n’ayant d’autre source que l’intelligence de la vie, dont
chacun de nous est l’une des oeuvres et des expressions.
Il y a comme une dérision dans le fait que si la matière combustible
venait à manquer totalement, tout l’édifice, bâti comme une tour dédiée
au génie humain, s’effondrerait. Ce sont en l’occurrence les pays dits
pauvres qui s’en sortiraient le mieux, car leur vie est encore
organisée non sur l’omnipotence de l’argent, mais sur des valeurs sûres
telles que la terre, l’eau, les animaux la biodiversité, les savoirs,
les savoir-faire traditionnels. Comprendront-ils néanmoins à temps
qu’il s’agit bien des valeurs dont nul ne peut et ne pourra jamais se
passer et qui sont aujourd’hui dilapidées par la démence des gagneurs
d’argent à tout prix ?
Bien entendu, nous ne prêchons pas le retour à une société d’antan qui
aurait été idéale, ce serait trop naïf, mais nous oeuvrons pour une
sauvegarde des valeurs traditionnelles complétées et enrichies des
acquis scientifiques et techniques positifs, pour permettre à un
véritable progrès, soucieux d’un avenir réellement viable et vivable
pour tous, de se construire.


Bien heureuse insécurité.
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MessageSujet: Re: j'ai vu ...Pierre rabhi ..   Mar 23 Juin - 19:24




Bien heureuse insécurité.



Un avenir sans autonomie est désormais impossible. L’Europe
occidentale, mère fondatrice de l’idéologie qui domine le monde, sort
d’une période de grande prospérité, dopée par les ressources quasi
gratuites du Tiers monde : elle s’était installée dans une sécurité
matérielle qu’elle a fini par considérer comme la norme. Nous savons
maintenant que ce fut une grande illusion et l’occident doit faire face
à une déconvenue d’autant plus dangereuse que son modèle boulimique est
adopté par les pays émergents, en particulier, au moment où les
ressources risquent d’être très insuffisantes.
Un climat d’insécurité s’installe et, dans le fleuve en crue qu’est
devenue l’histoire contemporaine avec la fureur pillarde et aveugle qui
la caractérise, sous l’impulsion d’un veau d’or plus triomphant que
jamais, des consciences néanmoins émergent et agissent pour un avenir
digne de l’intelligence.
Ainsi l’insécurité éveille-t-elle les imaginations assoupies pour une
créativité tenant compte des critères de la continuité de la vie dans
une dynamique d’éveil et d’innovation.
Les alternatives en tout domaine fleurissent : agriculture, habitat,
nutrition, santé, éducation, énergie... Tandis que les états
entretiennent coûte que coûte le modèle, seul en mesure de les
justifier et de valider une politique déphasée par rapport aux réalités
du monde d’aujourd’hui, la société civile s’appuyant sur son vécu réel
et son ressenti quotidien, prépare les voies du futur. L’espoir n’est
plus, s’il ne fut jamais, dans la gouvernance des timoniers du monde
mais dans ce terreau humain encore vif, encore vivant, confronté aux
réalités tangibles et trop souvent difficiles de la survie au jour le
jour. Cependant, entre un monde qui décline et un autre à construire,
se trouve une transition absolument décisive pour la suite de
l’histoire. C’est l’une des raisons pour lesquelles les alternatives,
pour construire les autonomies, ne doivent pas se contenter d’être de
simples substitutions à l’intérieur du modèle, mais travailler à sa
remise en cause.
Car à l’évidence, un nouveau paradigme est indispensable pour que
l’urgence écologique et humaine soit au coeur des préoccupations du
genre humain et que l’argent et l’économie soient là non pour
l’asservir mais pour le servir.
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MessageSujet: Re: j'ai vu ...Pierre rabhi ..   Mar 23 Juin - 19:25

L’autonomie, une alternative incontournable


Il est évident que le 21ème siècle dont on dit qu’ « il sera
religieux » - nous préférons spirituel -, « ou ne sera pas » devra se
confronter au problèmes les plus cruciaux et décisifs auxquels
l’humanité ait eu à faire face.
Outre les dérèglements climatiques et les conséquences dont nous
éprouvons déjà les prémisses, la logique sur laquelle repose le monde
d’aujourd’hui va révéler ses aberrations d’une façon extrême.
L’effondrement déjà amorcé de ce qu’on appelle abusivement l’économie
est quasi inévitable. Les inégalités vont s’exacerber avec un club
restant d’hyper nantis et une masse considérable d’indigents. La rareté
des ressources évolue avec une inflation de la demande, tout cela sur
fond d‘une démographie qui faute d’équité et de partage sera explosive.
Au sein de ces évolutions chaotiques apparaît une menace insidieuse
concernant la problématique alimentaire mondiale. Le drame alimentaire
est déjà une réalité cruelle pour des populations de plus en plus
nombreuses. Cependant, l’opinion générale et la politique ne semblent
pas concevoir que ce drame puisse affecter les pays dits développés ou
émergents. Il n’est pas nécessaire de consulter les oracles : l’analyse
très objective des divers paramètres actuellement très négatifs et
conditionnant l’autosuffisance alimentaire mondiale suffit pour s’en
convaincre.
Plus que jamais, produire et consommer localement devrait être le mot
d’ordre international. Cultiver son jardin ou organiser collectivement
et solidairement la production alimentaire entre ville et campagne
deviennent des actes politiques et de résistance. Le message et
l’engagement créatif de Terre et Humanisme, au Nord comme au Sud, a
pour principale raison d’être l’insécurité et la salubrité alimentaire
de toute population. Sans cette autonomie absolument vitale, rien
d’autre n’est possible. Il est également évident que l’autonomie, pour
être forte et durable, devra se construire sur la sobriété avec peu de
besoins et non le « toujours plus ». Elle nécessite une éducation à la
satisfaction dans la modération et la solidarité. La relocalisation des
activités et la mise en valeur des ressources présentes sur les
territoires avec la mobilisation de tous les savoirs et savoir-faire
humains va de soi. Le retour à la micro économie par le développement
de l’artisanat, du petit commerce, de la petite industrie ainsi que de
véritables fermes à taille humaine diversifiées et complémentaires et
assurant une gamme aussi large que possible de produits pour satisfaire
aux besoins des populations, sans se fermer à l’échange, est également
indispensable. Des expériences convaincantes en architecture, énergie,
gestion de la ressource en eau, nutrition, santé, éducation, sont déjà
réalisées et pourraient être rapidement propagées.
Cependant, l’autonomie nécessite de la conviction, de l’audace et du
risque dans une société tétanisée par les craintes de toute nature,
société qui refuse que la vie soit une merveilleuse aventure à laquelle
le risque au quotidien et non celui des performances donne sa
plénitude, sa saveur et sa raison d’être. Ainsi l’autonomie, au-delà
d’une simple organisation de l’indépendance est un chemin d’initiation
et de libération de l’esprit.
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MessageSujet: Re: j'ai vu ...Pierre rabhi ..   Mar 23 Juin - 19:35



Pierre Rabhi
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MessageSujet: Re: j'ai vu ...Pierre rabhi ..   Mar 23 Juin - 19:49

Très intéressant sylvie!!!

[quoBien entendu, nous ne prêchons pas le retour à une société d’antan qui
aurait été idéale, ce serait trop naïf, mais nous oeuvrons pour une
sauvegarde des valeurs traditionnelles complétées et enrichies des
acquis scientifiques et techniques positifs, pour permettre à un
véritable progrès, soucieux d’un avenir réellement viable et vivable
pour tous, de se construire.

te][/quote]

cet homme est la sagesse même, et c'est bien qu'il ai conquit un auditoire attentif

merci de ce lol! reportage sylvie ,je ne connaissais pas ce "grand homme"

:arbre:

_________________
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